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L'EI de Jean-Michel Coupé

Promotion : Socrate
Session : Juin 2011
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Le titre 
La mauvaise réputation :étude des représentations sociales de la maladie mentale et de la psychiatrie en hôpital général.
 
L'abstract

Dans ce travail, nous avons choisi d’aborder les représentations sociales de la psychiatrie, de ses usagers et de ses acteurs de soins, au sein d’un hôpital général. Dans notre problématique, nous relatons l’isolement et la mise à l’écart du service de psychiatrie par rapport au reste de l’institution. Nous abordons également la stigmatisation dont sont victimes les patients psychiatriques ainsi que le manque de considération et de reconnaissance vis à vis du travail accompli par le personnel soignant. A partir de ce constat, nous avons développé plusieurs hypothèses qui, d’après nous, découlent toutes de l’image négative qu’a la psychiatrie et qui est fortement liée à son histoire. Pour valider celles-ci, nous avons choisi d’interroger le personnel infirmier de différents services généraux de l’institution, soit au total plus d’une centaine de personnes. Les résultats obtenus nous ont permis de constater que la psychiatrie est perçue comme un milieu insécurisant qui inspire encore la peur. De même, le regard porté sur les personnes qui souffrent de maladies mentales s’accompagne de représentations plutôt dévalorisantes. Nous avons ainsi pu mettre en évidence la présence de nombreux préjugés à leur encontre, associés à des notions de violence, de dangerosité, de précarité et d’inadaptation sociale. Certains allant même jusqu’à remettre en doute la légitimité de leur statut de véritable malade.Quant au rôle des soignants dans ce secteur, il est porteur de perceptions plutôt négatives en termes de lisibilité de soins, de charge de travail vécue comme moins importante et de valorisation de l’activité, faible consommatrice de soins infirmiers. Au sein de l’hôpital général, il semblerait que la psychiatrie peine à se débarrasser de ses habitudes sécuritaires et qu’elle continue à jouer son rôle traditionnel de régulateur et de protecteur de la société vis-à-vis des patients psychiatriques et autres déviants.
Nos conclusions s’orientent vers des actions concrètes en termes d’ouverture de notre service et de formation en partenariat avec les services de soins généraux et les écoles d’infirmières de la région. La finalité de ces démarches étant de dé-stigmatiser la maladie mentale et de promouvoir une autre image de la psychiatrie plus conforme à la réalité des pratiques actuelles dans ce domaine.


Jean-Michel Coupé (Socrate)